La passementerie
À Auzon, l’artisanat a longtemps complété les ressources agricoles et minières du territoire. Parmi ces savoir-faire, la passementerie a occupé une place discrète mais réelle, apportant aux foyers un revenu d’appoint grâce au travail du fil, de l’aiguille et du métier.

La passementerie consiste à fabriquer galons, cordons, tresses, franges et ornements textiles destinés aux vêtements, aux uniformes, aux rideaux ou au mobilier. Cette activité, très développée dans la région voisine de Saint-Étienne, a essaimé jusque dans les bourgs alentour, dont Auzon, où elle était souvent pratiquée à domicile.
Dans les maisons, de petits métiers en bois prenaient place près des fenêtres pour profiter de la lumière. Femmes et parfois enfants y consacraient des heures, réalisant des pièces minutieuses pour des négociants qui fournissaient la matière première et récupéraient la production. Ce travail patient, exigeant précision et régularité, s’intégrait au rythme de la vie quotidienne.



